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Vincent Campredon « Montrer au monde que la mer est l’avenir de l’humanité »
le 17 mai 2018

Article publié le 3 Mars 2018 dans le journal Le Télégramme. (PQR Bretagne)

Ce n’est pas simplement une rénovation du Musée national de la Marine à laquelle vous travaillez. Il s’agit plutôt d’une transformation en profondeur pour en faire un musée de la Mer à part entière. 
Le Musée national de la Marine, le plus ancien du genre avec celui de Saint-Pétersbourg, a été créé par Louis XV, il y a 250 ans et il est installé dans l’aile Passy du Palais de Chaillot, à Paris, depuis 1943. On y trouvait nombre de maquettes de navires d’une valeur historique et artistique tout à fait exceptionnelle. Il occupait une place privilégiée pour tant d’amoureux de la mer et fut à l’origine de bien des vocations. Mais il était devenu nécessaire de lui apporter du sang neuf. Nous allons donc créer le grand musée maritime de notre pays. Notre responsabilité est de montrer au monde que la mer est l’avenir de l’humanité, de sensibiliser les jeunes générations aux métiers et à l’histoire de la mer, ainsi qu’aux défis maritimes de demain.

Comment est intervenue une telle décision ?

Elle a été prise, en 2014, par Jean-Yves Le Drian, alors le ministre de la Défense. Florence Parly, qui lui a succédé comme ministre des Armées a confirmé qu’il s’agissait bien d’un grand projet culturel pour le ministère. Les Français sont encore trop nombreux à ignorer que leur pays dispose du deuxième espace maritime du monde, avec les atouts que cela représente.

Comment vous êtes-vous retrouvé en charge d’une telle responsabilité ?

Je suis un marin, pas un conservateur du patrimoine ou un muséographe, c’est vrai. Fils d’un pilote de l’aéronavale, j’ai vécu une partie de mon enfance à Brest et ma passion pour la voile dictait déjà ce que fut ma vocation. Je suis devenu commissaire de la marine. Sur un navire, c’est un poste particulier : le commissaire s’occupe de la gestion et de l’administration générale, dont les aspects juridiques et diplomatiques, y compris le ravitaillement. À ce titre, j’ai navigué jusqu’à l’âge de 40 ans, notamment sur la Jeanne d’Arc, avec laquelle j’ai effectué quatre fois le tour du monde. J’ai aussi passé deux ans et demi dans le Pacifique et j’ai été chef de cabinet de l’amiral embarqué dans l’Océan Indien. Ensuite, j’ai exercé différentes fonctions liées à la communication du ministère, porte-parole de l’OTAN au Kosovo puis conseiller maritime d’une ministre de l’Outre-mer. J’étais revenu à Brest depuis trois ans, en charge de la logistique interarmées, lorsque l’Amiral Bernard Rogel, alors chef d’État-major de la Marine, m’a proposé la direction du musée. Ma réponse devait être immédiate. J’aurais eu tort d’hésiter.

Comment va se présenter ce nouveau musée ? 

Son ambition est de mettre en perspective tous les enjeux maritimes du monde de demain : le militaire et le stratégique, le commerce, la pêche, la plaisance et les transports, l’environnement mais aussi les ressources et la recherche scientifique… Pour cela, nous allons multiplier les espaces et les propositions. Le futur visiteur se verra d’abord embarqué en accédant à un « esp

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